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Annonceurs, institutionnels, dirigeants d'agences, journalistes et autres responsables associatifs sont les 10 et 11 juillet à Aix-les-Bains, en Savoie, pour la première université d'été de l'événement, en partenariat avec Stratégies. Un carrefour d'échange à visée pédagogique conçu par l'Anaé, Association des agences de communication événementielle, avec ses sessions de formation, ses ateliers et ses séances plénières (voir encadré). « Nous avions l'habitude de nous réunir entre agences. Avec ces universités, nous nous ouvrons à l'ensemble des acteurs de la filière : prestataires, associations, annonceurs... », explique Frédéric Bedin, président de l'Anaé et directeur général du Public Système. Même Cyril de Froissard, directeur général d'Auditoire et président de la délégation événementielle de l'Association des agences- conseils en communication (AACC) sera de la partie. Il est d'ailleurs question que les deux organisations, longtemps opposées sur leur vision de la profession, se rapprochent.
La manifestation sera l'occasion de revenir sur les sujets phares d'un secteur en forte progression. « Ce marché enregistre des croissances annuelles de 8 à 10 % quand les investissements sur les grands médias traditionnels stagnent ou régressent », explique Frédéric Bedin. Et d'ajouter : « La croissance d'Internet nous porte. Plus les gens utilisent les nouvelles technologies pour communiquer, plus ils ont besoin de se rencontrer. Ce n'est pas un hasard si les plus grands utilisateurs d'événements, de Cisco à Alcatel, sont issus du secteur informatique. »
Changer la donne
Reste que la profession se doit d'être irréprochable pour profiter au mieux de cette manne. Parmi les sujets qui fâchent, celui du recours aux intermittents du spectacle par les agences et leurs prestataires. Certains ont en effet abusé du système, utilisant l'argent des Assedic pour gonfler un salaire, rémunérer les répétitions d'un spectacle ou une prospection commerciale... Un comportement responsable est d'autant plus nécessaire que l'Anaé souhaite que le statut de ses intermittents soit dorénavant reconnu. « Aujourd'hui, un ingénieur du son peut faire valoir auprès des Assedic ses heures travaillées pour un concert de Johnny, mais pas celles passées sur une convention pour L'Oréal. Ce qui, forcément, n'est pas à notre avantage », ajoute Frédéric Bedin. L'Anaé cherche donc à changer la donne en balayant devant sa porte. Elle compte bien rappeler, à Aix-les-Bains, le contenu d'une lettre intitulée Du bon usage du recours aux intermittents du spectacle par les agences de communication événementielle envoyée le 25 juin à ses membres, aux ministères et aux acteurs de la filière. Ce sujet fera également l'objet d'un point particulier dans Le Guide des bonnes pratiques entre annonceurs et agences événementielles, réalisé par l'AACC et l'Union des annonceurs (UDA) et qui devrait voir le jour prochainement.
Delphine Masson
Au programme de ces deux jours consacrés à l'événement, un gros plan sur les marchés anglais et espagnol, une plénière sur la communication événementielle dans dix ans et un atelier sur les bonnes pratiques en matière de développement durable, un sujet phare pour l'Anaé, qui milite fortement pour l'écoconception des événements. Au menu de ces journées, également, les méthodes pour améliorer la créativité des agences et pour gérer au mieux le stress lié à un événement.
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