RECHERCHER         [ Recherche avancée ]
Bonjour
 
Imprimer cet article
Version imprimable
Envoyer à un ami

Management

STRATÉGIES 1501 du 15/05/2008 (page 40)

formation

Le pôle Léonard de Vinci mise sur la santé

Le pôle universitaire, qui a été confronté à une affaire ravivant son image de « fac Pasqua », met en avant son MBA reconnu de marketing et communication santé.

Décidément, le pôle universitaire Léonard de Vinci, à la Défense (Hauts-de-Seine), a du mal à se débarrasser de son image de « fac Pasqua ». Le 10 mars, l'éviction de deux responsables pédagogiques, le directeur de l'école de management et le patron de la section économie, a rafraîchi cette étiquette. Comme l'a révélé le site Marianne 2, les deux hommes étaient accusés de chercher des preuves de mauvaise gestion contre Charles Pasqua, le président du pôle d'enseignement supérieur, pour le compte de Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine. Le département, qui accorde une subvention de 18 millions d'euros au pôle, chercherait en effet à rogner son budget. D'où l'importance de faire valoir les programmes de l'établissement, comme les MBA et troisièmes cycles de marketing-commerce sur Internet, de management des affaires européennes ou, plus récemment, de management des achats.

« Expertise très professionnelle »

Depuis trois ans, le pôle mise aussi beaucoup sur son MBA de marketing et communication santé. En 2008, il espère même se doter d'une chaire sur ce domaine en surfant sur la tendance santé-bien être-développement durable. La troisième promotion, de 25 étudiants, est composée de scientifiques (médecins, pharmaciens), de diplômés d'école de commerce et de profils atypiques (juristes, journalistes...). Objectif : les former aux métiers du marketing et de la communication en côtoyant des intervenants de haut niveau de Danone, d'Axa ou des entreprises du médicament (LEEM). « Quand on passe neuf heures avec le vice-président de Pfizer, on n'en sort pas indemne, les étudiants sont rechargés à bloc », estime Karim Zinaï, responsable pédagogique de la filière. L'homme reconnaît d'ailleurs que les médecins réussissent moins bien dans sa « business school » « à l'expertise très professionnelle ». Amateur de savoir académique s'abstenir...

Amaury de Rochegonde



Voir les meilleures pubs de l'année :
Voir toutes les campagnes plébiscitées par les internautes