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Management

STRATÉGIES 1497 du 17/04/2008 (page 60)

formation

Des journalistes donnent de la voix

L'école Coaching voix off, destinée à créer des voix pour les publicités, accueille de plus en plus de journalistes.

Sa voix vous dit forcément quelque chose. Publicités, documentaires, bandes-annonces de cinéma et de programmes TV... Lorenzo Pancino est l'une des voix off les plus connues de l'Hexagone. En vingt ans de carrière, cet ex-animateur à Fun Radio et Skyrock a campé une multitude de personnages, « d'un lampadaire pour un CD Rom jusqu'à Dieu, s'amuse-t-il. C'était pour le magazine Exclusif sur TF1. » Fort de son expérience, Lorenzo Pancino a créé en octobre 2004 Coaching voix off, le premier centre de formation consacré à la voix en Europe.

Trois cent quarante élèves ont déjà bénéficié des cours de technique vocale, séances d'interprétation et d'improvisation, mise en situation dans des studios d'enregistrement. Leur profil : une majorité de comédiens, 20 % de chanteurs et de plus en plus de journalistes (plus de 10 % de l'effectif). Leurs motivations : « Beaucoup vivent des fins de mois difficiles et cherchent un complément de salaires, indique Lorenzo Pancino. Et nombre d'entre eux finissent par s'y consacrer entièrement tant les rémunérations y sont lucratives. » Selon Coaching voix off, une pub à la télévision rapporte entre 230 et 760 euros, un commentaire institutionnel ou pour un film d'entreprise de 250 à 450 euros, et l'habillage son pour une autopromotion de radio peut dépasser 2 000 euros.

« Ce métier est en pleine explosion », assure-t-il. Le développement d'Internet y est pour beaucoup, mais aussi la montée en puissance de l'e-learning et des films d'entreprise. Le corporate représenterait ainsi 60 % en moyenne de l'activité d'une voix off. Pour autant, pas question de faire du prosélytisme. Chaque année, il refuse une vingtaine de personnes qui veulent s'inscrire. « Mon but n'est pas de démocratiser le métier, mais de le rendre plus professionnel. » D'autant que la réussite n'est pas toujours au rendez-vous : seul un petit tiers des élèves sortis de cette formation vit aujourd'hui de cette activité. « Pour réussir dans ce métier, il faut 30 % de qualités professionnelles pour 70 % d'actions consacrées à faire du marketing de soi », souligne Lorenzo Pancino. La recette est-elle suffisante pour que la voix off ne se termine pas en voie de garage et débouche sur une voie royale ?

 www.coaching-voix-off.com

 www.club-voix-off.com

Lionel Lévy

Les voix off en bref

1 000 personnes exercent cette profession en France.

50 d'entre elles environ gagneraient plus de 12 000 euros mensuels.

2 000 entreprises (sociétés de production, chaînes de télévision, radios, agences de pub et d'événementiel, etc.) sont des clients potentiels.

3 000 euros. Coût pour dix semaines de formation via un stage Afdas.



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